Broussailles

En reprenant la marche dans la forêt, parfois le chemin sera tortueux et vous passerez par des broussailles. Il faudra pourtant continuer le chemin, se piquer aux ronces et accepter les brulures des orties. C’est ainsi qu’on apprend, en tombant, en se faisant mal, en se confrontant à la vie, chaque jour, sans relâche. Pourtant elles aussi sont indispensables : c’est de la vie autant que la nôtre. Nous ne pouvons pas les considérer comme nuisible, elles sont simplement sauvages : elles prennent leur place au sein du vivant et n’ont pas à être jugées pour leur caractéristiques. Elles piquent pour se protéger. Peut-être pouvez-vous même vous laissez surprendre par les bienfaits d’une tisane à l’ortie, infusée durant une nuit de pleine lune, rafraichissant votre corps meurtri par les ronces qui protègent des mûres noires de mains un peu trop gourmandes. Vous pouvez aussi décider de vous arrêter à proximité de ces ronces si impénétrables, en prenant soin de vous faire petite et de rester sous le vent. Vous aurez peut-être la chance d’apercevoir l’un des animaux friands de ces petits fruits juteux. Donnez-leur une chance, nous leur devons le respect que ce soit par la surprise ou pas le détour.